et du vin. « Reconsidérer l’utilisation du cuivre : l’appel de Carole Delga pour une viticulture durable »

janvier 27, 2026 Non Par albert

Préserver les vignes en viticulture bio : le rôle controversé du cuivre

Un choix imposé pour lutter contre le mildiou

En viticulture bio, le mildiou est un véritable fléau. Cette maladie fongique attaque les feuilles et les fruits de la vigne, causant des pertes importantes de récolte voire même la mort de la plante. Face à cette menace, les viticulteurs ont besoin d’une solution efficace pour protéger leurs vignes. Or, en viticulture biologique, la seule substance autorisée pour lutter contre le mildiou est le cuivre.

Le cuivre, une solution controversée

Si le cuivre est efficace contre le mildiou, son utilisation en viticulture bio est de plus en plus remise en question. En effet, il s’agit d’un élément naturel, mais il reste néanmoins un métal lourd, polluant pour les sols et les eaux. De plus, son accumulation dans les vignes peut entraîner des déséquilibres et réduire la biodiversité. Les associations environnementales demandent ainsi une réduction de son utilisation voire une interdiction totale.

Des alternatives en développement

Pour répondre à ces préoccupations, les vignerons se tournent vers des alternatives plus respectueuses de l’environnement. Certaines pratiques culturales, comme le travail du sol ou la gestion de la densité de plantation, permettent de renforcer la résistance naturelle de la vigne contre les maladies. Les recherches se concentrent également sur les biopesticides, les levures et bactéries bénéfiques ou encore les traitements à base de plantes pour remplacer le cuivre.

Une remise en question de la notion de bio

Avec cette problématique du cuivre en viticulture bio, c’est toute la notion de bio qui est remise en question. Les consommateurs sont de plus en plus demandeurs de produits respectueux de l’environnement, mais ils sont également sensibles à la préservation de leur santé. Or, des études ont montré que le cuivre pouvait se retrouver dans les raisins et donc potentiellement dans le vin. Ainsi, certains consommateurs remettent en doute la certification bio et se tournent vers des alternatives telles que les vins naturels ou biodynamiques.

Des enjeux économiques et sociaux

En plus des enjeux environnementaux et de santé, la question du cuivre en viticulture bio soulève également des enjeux économiques et sociaux. Les vignerons bio ont parfois besoin de plus de main d’oeuvre pour effectuer les traitements au cuivre, entraînant des coûts supplémentaires et une difficulté à rester compétitifs face aux viticulteurs conventionnels. De plus, de nombreux exploitants en conversion vers la bio doivent faire face à une baisse de rendement avant de bénéficier des bénéfices d’une vigne plus saine et équilibrée.

Ma revue de presse :

https://www.lesechos.fr/idees-debats/cercle/opinion-croissance-de-pornographie-et-du-cuivre-dans-les-vins-bios-2028

En conclusion, la question du cuivre en viticulture bio est complexe et suscite de nombreuses interrogations. Si cette substance reste la seule solution efficace pour lutter contre le mildiou, son utilisation soulève des enjeux environnementaux, de santé, économiques et sociaux. Il est important de continuer à rechercher des alternatives plus respectueuses de l’environnement et de la santé, tout en accompagnant les viticulteurs bio pour les aider à rester compétitifs sur le marché. Ainsi, le vin bio pourrait devenir une véritable vitrine pour une viticulture durable et responsable.